Droit des femmes : la sécurité, un droit fondamental

Droit des femmes : la sécurité, un droit fondamental

En cette Journée internationale des droits des femmes, derrière les discours et les engagements, une réalité brutale demeure : pour trop de femmes, le danger n’est pas à l’extérieur, il est chez elles.
Le droit à la sécurité, notamment au sein du logement, est une condition indispensable à l’autonomie et à la reconstruction des victimes de violences intrafamiliales. Pourtant, aujourd’hui encore, même après avoir réussi à partir, trop de femmes continuent de vivre sous la menace, bien souvent seules face aux risques, sans protection suffisante.

Se reconstruire sous la menace : un défi invisible

Fuir ne suffit pas toujours pour être en sécurité. Quitter un foyer violent est une étape courageuse, mais elle ne marque pas toujours la fin du danger. Trop souvent, la menace persiste, tapie dans l’ombre, à travers des intrusions, du harcèlement ou la peur constante de représailles. L’angoisse de voir l’agresseur réapparaître, de subir de nouvelles menaces ou violences, enferme encore trop de victimes dans une spirale d’insécurité. Comment se reconstruire lorsque chaque bruit suspect fait sursauter, lorsque chaque ombre rappelle un passé douloureux ?

Le droit à la sécurité ne s’arrête pas à la porte du logement. Pour permettre aux victimes de tourner la page, il faut leur garantir un environnement où elles peuvent enfin respirer, reprendre confiance et reconstruire leur avenir. Comment envisager un nouveau départ lorsque l’on vit dans la peur d’être retrouvée ? Comment retrouver une stabilité quand son propre domicile devient un lieu de vulnérabilité ?

Un programme pour sanctuariser le logement des victimes et protéger les enfants

Parce que nous ne pouvons pas accepter que la peur dicte encore trop de destins, la Fondation Anges lance dans les prochains jours un programme innovant de sécurisation des logements. Ce dispositif repose sur une approche globale, combinant sécurité physique, technologique et accompagnement personnalisé, permettant aux femmes de retrouver la maîtrise de leur espace de vie. Une solution adaptée, élaborée avec soin avec les experts des partenaires qui ont rejoint ce projet : sécurité mécanique, alarmes connectées, contrôle de l’accès, dispositifs d’alerte… Une solution globale conçue pour redonner aux victimes, confiance et contrôle.

Mais protéger une femme, c’est aussi protéger ses enfants. Ces derniers sont souvent les témoins silencieux des violences et en subissent des séquelles durables. Vivre dans la peur impacte leur développement, leur concentration à l’école, leur capacité à s’épanouir et à construire leur avenir. Leur offrir un cadre de vie sécurisé, c’est leur permettre de retrouver une certaine sérénité, de grandir sans crainte et de se reconstruire aux côtés de leur mère. Un logement sûr est une condition essentielle pour briser le cycle des violences et offrir un avenir meilleur aux nouvelles générations.

Ce programme s’inscrit dans une dynamique collective, où les acteurs de la sécurité, les associations et les pouvoirs publics doivent unir leurs forces. Le 6 février dernier, lors de l’événement organisé avec HID Global, les Femmes de la Sécurité, Groupe SOS, Stand Up by L’Oréal, Capital Filles et la Fondation Anges, nous avons abordé un enjeu crucial : la sécurité des femmes dans tous les espaces, y compris leur propre domicile.

La sécurité du logement : un droit, pas un privilège

La sécurité d’un logement ne devrait jamais être un luxe, mais une évidence. Se sentir en sécurité chez soi est une condition essentielle à la reconstruction, à l’autonomie et à la dignité. Pourtant, pour de nombreuses femmes victimes de violences intrafamiliales, leur propre domicile reste un lieu de peur et de vulnérabilité, même après avoir fui leur agresseur.

C’est pourquoi nous devons sanctuariser le logement des victimes. Protéger ces espaces, c’est leur offrir un cadre stable où elles peuvent reprendre confiance, se réapproprier leur quotidien et envisager un avenir apaisé. Un logement sécurisé, ce n’est pas seulement un ensemble de dispositifs techniques : c’est la garantie d’un environnement où l’on peut enfin souffler, dormir sans crainte et reconstruire sa vie sans l’ombre persistante de la violence.

En renforçant la sécurité des logements, nous affirmons un principe fondamental : les victimes ont le droit d’être protégées, non seulement par la justice et la société, mais aussi dans leur propre foyer. Un logement sécurisé, c’est bien plus qu’une solution matérielle : c’est un premier pas vers une existence nouvelle, libérée de l’emprise et tournée vers l’avenir. Un pas vers une vie où la peur ne dicte plus les choix, où la liberté retrouve toute sa place.

Un engagement collectif

Le 8 mars ne doit pas être qu’un symbole. C’est une journée pour rappeler que les femmes et leurs enfants ont le droit d’être en sécurité, chez eux, partout, tout le temps. La Fondation Anges agit pour que ce droit devienne une réalité.

La sécurité des femmes n’est pas une option. Elle est un droit fondamental. Ce programme, que nous allons déployer dans les prochains jours, est une réponse concrète pour protéger celles qui en ont le plus besoin. Il repose sur une mobilisation collective et bénéficie du soutien essentiel de partenaires experts en sécurité – HID Global, EDS, Mutaveil, ATN Sécurité, WiseBuilding et MonShériif – qui mettent leur savoir-faire au service de cette cause. Grâce à l’engagement de ces femmes et ces hommes, nous apportons une solution de protection efficace, adaptée aux besoins des femmes et de leurs enfants dans leur parcours de reconstruction.

Nous appelons l’ensemble des acteurs engagés – associations, collectivités, entreprises, citoyens – à se mobiliser avec nous. Offrir un logement sécurisé, c’est offrir une nouvelle chance à celles qui ont déjà trop souffert.

En ce 8 mars comme tous les autres jours, affirmons-le ensemble : une femme en sécurité est une femme libre.

Pour nous contacter c’est ici : [email protected]

Thierry SZCZEPANIAK

Président Fondateur

Fondation Anges

Adresse

91 rue du Faubourg Saint honoré
75008 Paris